Historique de la Fondation Gaston Bertrand par
Gaston Bertrand nota, fin octobre 1978, que sa collection se composait de 726 œuvres dont 127 huiles, 52 grandes aquarelles et 84 petites. En 1982, il y ajouta quelques 2.400 dessins, croquis, aquarelles, cartons de décoration, gravures. En outre, de manière assez constante, Gaston Bertrand garda par devers lui un nombre relativement important d'œuvres qu'il réalisa tout au long de sa vie d'artiste : il veilla en effet à se réserver un « échantillonnage » de sa production (peintures, aquarelles, dessins, gravures). Avec le temps vint l'appréhension du sort des œuvres conservées. C'est ainsi qu'en 1976, Bertrand prit contact avec le Ministère de la Culture française. Ses soucis se précisaient : il n'avait pas d'enfants et sa santé était fragile. Divers projets furent élaborés mais une des difficultés majeures auxquelles ils se heurtaient était de trouver le bâtiment qui servirait à abriter les œuvres et partiellement à les exposer. Tout au long de ses rapports avec le Ministère, Bertrand menait une négociation parallèle avec Philippe Roberts-Jones, alors conservateur en chef des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, et avec Francine-Claire Legrand, conservateur du Musée d'Art Moderne, tous deux admirateurs de l'œuvre qu'ils firent entrer aux musées et amis de l'artiste. Bertrand souhaitait une salle consacrée à son travail dans le musée d'Art Moderne en cours de construction ; cette demande ne put malheureusement pas être satisfaite, le nouveau musée possédant néanmoins un nombre important de chefs-d'œuvre du peintre. Les pourparlers avec le Ministère connurent bien des digressions et la maigreur de la proposition faite en 1983, sept ans après les premiers contacts, eut pour conséquence le refus de Bertrand qui nota : « cette aventure fut un enseignement douloureux ». Sa déception était grande. Quelques mois plus tard, l'artiste vendit alors sa maison-atelier de l'avenue des Aubépines, construite en 1949 par l'architecte renommé Jacques Dupuis, la vente ayant été différée dans l'espoir de l'arrangement avec l'Etat. Il déménagea vers une maison sise avenue Arnold Delvaux à Uccle qu'il avait achetée en 1976. Après l'échec de sa négociation avec le Ministère, Bertrand prit plus encore conscience de l'urgence qu'il y avait à s'occuper de son œuvre et de ses affaires personnelles dans une perspective d'avenir. Deux années seront cependant encore nécessaires après l'installation avenue Arnold Delvaux afin que, par la création de la Fondation portant son nom, ses problèmes ne se trouvent résolus. L'opportunité de recourir à une Fondation fut mise à l'étude ; début 1985, il se laissa convaincre par Serge Goyens de Heusch et Georges Everaert sur les possibilités et les avantages qu'offrait une Fondation - Établissement d'utilité publique. Les statuts de la « Fondation Gaston Bertrand » étaient prêts le 29 avril 1986 ; l'acte constitutif fut passé le 25 juillet. La Fondation fut agréée en tant qu'Etablissement d'utilité publique par l'Arrêté royal du 17 décembre 1986 : « La Fondation a pour but d'assurer la promotion et la notoriété de l'œuvre du peintre Gaston Bertrand, de rendre son œuvre accessible au public le plus large, notamment, par l'organisation d'expositions, la création de films, l'édition de livres et de revues, voire, en général, par la diffusion artistique et culturelle, et de conserver les archives du peintre ». Bertrand fit apport à la Fondation de 207 de ses œuvres parmi lesquelles 69 huiles, 20 grandes aquarelles, 20 grands dessins et 12 œuvres offertes par Betty, l'épouse de Bertrand. Ces 219 œuvres étaient statutairement déclarées inaliénables et reçurent la marque « Fond. GB ». Toutefois en 1993, sur les conseils des administrateurs de la Fondation, Bertrand choisit 30 œuvres qu'il rendit cessibles par un acte passé devant notaire. Gaston Bertrand décéda le 21 février 1994 et, conformément à ses dispositions testamentaires, légua tous ses biens à la Fondation, les revenus en étant attribués à sa veuve. La collection de la Fondation s'accrut, par suite de cet héritage, de 89 huiles, 350 aquarelles et plus de 4.000 dessins, projets décoratifs, projets de fresque, dessins sur soie et sur pierre, linographies, xylographies et pointes sèches. Dans un avenant à son testament, Gaston Bertrand émis le voeu que la Fondation crée un Prix portant son nom et l'attribue, selon ses propres termes, « à un peintre belge de 45 ans au moins, ayant sa démarche propre et ses moyens inventés par lui pour rendre visible son monde intérieur ». Le Conseil d'Administration, sous la Présidence du Baron Roberts-Jones, décerna ce premier Prix Gaston Bertrand à Boris Semenoff, ancien élève du maître, en 1999. Vingt années d'existence de la Fondation prendront bientôt fin ; ce furent vingt années d'une grande activité et de nombreuses réalisations. La mise en ligne du présent site internet est un précieux aboutissement de cette période.
Fin
1999, Georges Everaert fit part au Conseil de son souhait de renoncer à
l'exercice des fonctions de Président. Le Conseil d'Administration de la Fondation se compose actuellement de :
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