Le Prix Gaston Bertrand

Dans un avenant à son testament, Gaston Bertrand émit le souhait que la Fondation crée un prix portant son nom et l'attribue, selon ses propres termes, « à un peintre belge de 45 ans au moins, ayant sa démarche propre et ses moyens inventés par lui pour rendre visible son monde intérieur ».

Le Conseil d'Administration s'est constitué en jury du Prix Gaston Bertrand pour sa première édition en 1999. Six Prix furent décernés à ce jour :

  • Boris Semenoff, aux Ecuries royales, Bruxelles, du 20 octobre au 7 novembre 1999.
  • Francis De Bolle, au Centre d’Art de Rouge-Cloître, Bruxelles, du 21 octobre 2007 au 27 janvier 2008.
  • Christian Rolet, au Centre d’Art de Rouge-Cloître, Bruxelles, du 2 mars au 25 avril 2010.
  • Camille De Taeye, au Centre d’Art de Rouge-Cloître, Bruxelles, du 6 mars au 27 mai 2012.
  • Jacques Zimmermann, au Centre d’Art de Rouge-Cloître, Bruxelles, du 28 novembre 2014 au 25 janvier 2015.
  • Gisèle Van Lange, à la Galerie Toison d’Or, Bruxelles, du 30 juin au 27 août 2016.

Gisèle Van Lange
Galerie Toison d'Or, Bruxelles
Du 30 juin au 27 août 2016

Inspirée par la nature, Gisèle Van Lange traque la complexité du monde végétal, animal et minéral, capte leur volonté de métamorphose et leur pouvoir de germination, d’usure, de pourrissement. Depuis les années 60, par le dessin ou la peinture, Gisèle Van Lange exprime la mutation des formes dans leurs états intermédiaires, cette profusion végétale qui impose à l’œuvre une atmosphère dynamique et frémissante.

« Aujourd’hui, il me semble que mes tableaux vont de plus en plus vers une sorte d’expansion, d’éparpillement jusqu’aux bords. C’est ce foisonnement qu’il faut cependant amener à la recherche de la troisième dimension. A cet égard, la couleur devient de plus en plus importante, plus pure, plus contrastée ou plus intense. J’aime que les surfaces se rencontrent dans des sens divers, afin que les formes se nouent entre elles, avec des noyaux qui semblent contenir l’énergie vitale, à côté de zones plus moelleuses, ce qui crée un va-et-vient dans l’espace. » Gisèle Van Lange

 

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Jacques Zimmermann

Jacques Zimmermann
Centre d'Art de Rouge-Cloître, Bruxelles
du 28 novembre 2014 au 25 janvier 2015

Né à Hoboken en 1929, Jacques Zimmermann suit les cours d’histoire de l’art et de technique à l’Institut Saint-Luc à Bruxelles.
Autodidacte en peinture, il commence par pratiquer la sculpture et la décoration de théâtre.
En 1957, il lie son destin plastique à l’aventure collective du groupe international Phases, au climat néo-surréaliste à l’intersection du figuratif et de l’abstrait. Jacques Zimmermann se met alors à explorer un monde au contenu puissamment onirique qui se situe à la croisée des formes inventées et du paysage imaginaire.
Combinant volontiers sensations végétales et allusions minérales, ces sortes de paysages installent d’impérieuses trajectoires lancéolées se dressant vers le ciel ou zébrant horizontalement l’espace comme sous l’effet de bourrasques ou de déferlements volcaniques.
Ces paysages fantastiques s’avèrent d’autant plus suggestifs et expressifs qu’ils s’abstiennent de tout réflexe illusionniste, pour laisser seulement parler, au-delà des spectres chatoyants, la pure invention des formes aussi bien que le pouvoir des matières et, particulièrement, des couleurs.
Son œuvre figure dans de nombreuses collections privées et publiques belges et étrangères, tels les Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (Bruxelles) et le Musée d’Art moderne de Phoenix (Etats-Unis).

   

dessins

Camille De Taeye
Centre d'Art de Rouge-Cloître, Bruxelles
Du 6 mars au 27 mai 2012

Né à Bruxelles en 1938, Camille De Taeye entame sa carrière picturale dans les années 60. Enrichi de l'enseignement progressiste de Gaston Bertrand à l'Institut Supérieur Saint-Luc de Bruxelles de 1958 à 1962, avant de reprendre lui-même la direction de l'atelier de peinture du maître de 1964 à 1971, Camille De Taeye trouvera sa voie dans la collecte d'images contradictoires qui le conforte dans l'idée que la vérité poétique réside dans les rencontres imprévisibles. A l'instar du surréalisme, la toile terminée incarnera l'irréel, l'irrationnel, le fantastique, usant pourtant de toutes les références réalistes de notre univers.
Véritable magicien d'un métier illusionniste au velouté incomparable, Camille De Taeye montre cependant l'improbable, l'insensé, l'inexistant. Ses œuvres, d'un rendu documentaire très net, sont comme les rêves : elles renferment affabulations et angoisses.
Les objets du quotidien, les produits de la nature, les paysages, les montagnes, les personnages hybrides ou fragmentaires, incongrus dans leur proximité, repoussent sans cesse les limites du plausible pour proposer une vision inattendue, énigmatique et poétique du monde.
Son œuvre figure dans de nombreuses collections publiques, tels les Musées royaux des Beaux-Arts de Bruxelles, le Musée communal d'Ixelles, le Musée de Louvain-la-Neuve et une toile monumentale de l'artiste est installée à la station Eddy Merckx du métro bruxellois.


dessins

Christian Rolet
Centre d'Art de Rouge-Cloître, Bruxelles
Du 2 mars au 25 avril 2010

Plasticien, professeur de recherches picturales et tridimensionnelles à l'Académie des Beaux-Arts de Tournai, Christian Rolet (1945) a suivi les cours de Jean Guiraud, Gaston Bertrand et Camille De Taeye à l'Ecole Supérieure Saint-Luc de Bruxelles.
Le travail de Christian Rolet ne cesse de questionner et d'approfondir l'ambiguïté liée à la représentation non narrative des choses et à leur évocation en termes purement picturaux. Les corps devenus silhouettes, les objets dématérialisés, le jeu des ombres et des lumières, s'appuient sur de savantes investigations plastiques. De plus, il y a chez l'artiste une véritable alchimie dans la manière dont il explore depuis quelques années, en y mêlant les pigments de la base picturale, diverses matières (cire, sable, poudre de verre, talc), conférant ainsi à ses peintures d'étonnants aspects irisés, veloutés ou rugueux. Avec le temps, les figures et les sujets apparaissent vaporeux. L'œuvre est teintée d'une dimension abstraite, concise et contrastée, où s'associent aujourd'hui d'envoûtants rouges de lumière, des bleus profonds et des gris aux froideurs délavées.
Maintes fois récompensées (e.a. les Prix Godecharle, de la Province de Hainaut, de Rome et Artot), ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections publiques et privées.


dessins

Francis De Bolle
Centre d'Art de Rouge-Cloître, Bruxelles
Du 21 octobre 2007 au 27 janvier 2008

Né à Ixelles en 1939, Francis De Bolle suit le cours de peinture de Gaston Bertrand à l'Ecole Supérieure Saint-Luc de Bruxelles. Dès ses débuts et tout au long de son parcours, l'artiste, dont l'univers plastique se situe aux confins de l'abstraction et de la figuration, s'adonne simultanément à la peinture, au dessin et à la gravure.
Dans ses gravures et dessins, les figures, d'apparence réelle, sont le fruit des circonvolutions de son imagination, des allusions figuratives métamorphosées. La démarche est la même en peinture : les références à la réalité, toutes personnelles, trouvent leur équilibre dans les traits de couleurs et coups de pinceaux francs, nerveux, dans les articulations dynamiques et dans l'envahissant réseau de nervures.
Composée d'une centaine d'œuvres offrant un panorama complet de son travail, l'exposition permet au visiteur de pénétrer la richesse de l'univers de cet artiste qui remporta également le Prix Berthe Art pour la peinture en 1963, le Prix Triennal de gravure de Belgique en 1978 et le Prix Jos Albert de peinture en 1988, et dont les œuvres sont présentes dans de nombreuses collections publiques et privées, en Belgique et à l'étranger (Communauté française, Musées royaux des Beaux-Arts, Cabinets des Estampes de Bruxelles et de Liège, Musée de Louvain-la-Neuve, Bibliothèque Nationale de Paris, …).


dessins

Boris Semenoff
Écuries royales, Bruxelles
Du 20 octobre au 7 novembre 1999

Après avoir bénéficié de l'enseignement fécond de Gaston Bertrand à l'Ecole supérieure Saint-Luc de Bruxelles, Boris Semenoff (d'origine russe, né à Bruxelles en 1938) se forgea aussitôt un style personnel qui lui valut, dès le début des années 60, le Prix Hélène Jacquet et le Prix de la Jeune Peinture Belge (1964).
Traitant d'emblée la figure humaine, surtout le corps de la femme, de manière allusive, recourant à des schémas formels à la fois souples et monumentaux, le peintre n'a cessé de spéculer sur les pouvoirs de la suggestion, de l'évocation, jusqu'à réduire ses silhouettes à une verticale où, telle une apparition, viennent se greffer une lèvre purpurine, l'aréole d'un sein, les courbes d'une fourrure.
Diverses galeries de Bruxelles (e.a. Le Zodiaque, Carrefour, Epsilon), de Paris et d'Amsterdam, ainsi que la Fondation pour l'Art Belge Contemporain, rendirent compte d'une œuvre dominée par un don d'abstraction plastique hautement original, une œuvre qui s'épanouit dans l'énigme et l'immatérialité.